Un acteur de kabuki tient une pose à pleine intensité, les lignes peintes de son maquillage de scène menant le regard droit à son expression. L'estampe représente Ichikawa Kodanji — l'un des noms de scène héréditaires du théâtre d'Edo, transmis de maître à successeur au fil des générations — et fut dessinée par Utagawa Yoshitora (actif vers 1836–1882), élève de Kuniyoshi qui travailla jusque dans les dernières décennies de l'estampe. C'est un yakusha-e, une estampe d'acteur : le portrait de vedette de l'Edo du XIXe siècle.
Le genre vivait d'une exagération tenue sous stricte maîtrise. Le motif appuyé du maquillage est le kumadori — des lignes de couleur peintes le long des muscles du visage pour amplifier l'émotion jusqu'aux derniers rangs du théâtre —, et le bois gravé lui convient exactement : contour taillé pour l'ampleur du costume, aplats de couleur pour le visage peint, et une composition faite pour être lue en un instant, comme le moment de scène qu'elle fixe. . . . En savoir plus >>
Un acteur de kabuki tient une pose à pleine intensité, les lignes peintes de son maquillage de scène menant le regard droit à son expression. L'estampe représente Ichikawa Kodanji — l'un des noms de scène héréditaires du théâtre d'Edo, transmis de maître à successeur au fil des générations — et fut dessinée par Utagawa Yoshitora (actif vers 1836–1882), élève de Kuniyoshi qui travailla jusque dans les dernières décennies de l'estampe. C'est un yakusha-e, une estampe d'acteur : le portrait de vedette de l'Edo du XIXe siècle.
Le genre vivait d'une exagération tenue sous stricte maîtrise. Le motif appuyé du maquillage est le kumadori — des lignes de couleur peintes le long des muscles du visage pour amplifier l'émotion jusqu'aux derniers rangs du théâtre —, et le bois gravé lui convient exactement : contour taillé pour l'ampleur du costume, aplats de couleur pour le visage peint, et une composition faite pour être lue en un instant, comme le moment de scène qu'elle fixe.
Au mur, l'estampe porte cette charge théâtrale à voix basse. Un seul visage concentré, encadré de costume et de motifs, donne à la pièce un point de focale fort. Dans un intérieur japandi ou scandinave, elle gagne à être entourée d'espace — un couloir, un bureau, un mur presque nu — pour que l'expression de l'acteur fasse son travail.
Le motif est proposé en tirage sur papier blanc neige épais, prêt à encadrer, avec cadre en bois, ou en toile satinée qualité d'artiste à la surface finement tissée. Chaque pièce reçoit une finition à la main en Europe et part soigneusement emballée.
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'un yakusha-e ?
Un yakusha-e est une estampe d'acteur de kabuki — l'un des genres fondateurs de l'estampe japonaise. Les portraits d'acteurs servaient au public d'Edo ce que la photographie de stars offre aujourd'hui aux amateurs de cinéma : garder près de soi un interprète aimé et un rôle célèbre.
Qui est Ichikawa Kodanji ?
Ichikawa Kodanji est un nom de scène héréditaire du kabuki, porté par des acteurs successifs au fil des générations du théâtre d'Edo. L'estampe honore le nom et la présence scénique qui s'y attache, plutôt qu'elle ne documente une représentation datée.
Quel est ce maquillage appuyé visible sur l'estampe ?
C'est le kumadori, le maquillage de scène peint du kabuki. Des lignes de couleur suivent les muscles du visage et amplifient l'émotion du personnage — rouges pour la passion et l'héroïsme, bleus pour les scélérats ou le surnaturel — afin que l'expression se lise du dernier rang.
À quelles pièces une estampe d'acteur convient-elle ?
Aux pièces qui peuvent lui donner la focale : un bureau, un couloir, une entrée, un coin lecture. Un visage fort sur un mur calme s'accorde au bois clair, au lin et à un mobilier sobre.
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Période historique du Japon: Edo 江戸 (1603-1868)
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